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L'Alsace |

La plus grande partie du vignoble d’Alsace
est implantée, sur 180 km de longueur et 500
m de largeur, de la plaine Rhénane au massif
des Vosges. Cette frontière naturelle qu’est
la célèbre ligne bleue des Vosges, est aussi
une barrière climatique car elle capte la
grande masse des précipitations venant de
l’Océan. C’est ce qui fait de Colmar la
ville la plus sèche de France avec une
moyenne annuelle de précipitations de 500
mm. Soumise à un climat semi-continental
avec des hivers rudes, mais sans
conséquences sur la vigne, des étés mais
surtout des automnes ensoleillés, la région
bénéficie d’un taux d’ensoleillement durant
la période critique, qui est l’un des plus
élevés dans les vignobles de qualité. Ce
climat est propice à une maturation lente et
prolongée des raisins, et favorise
l’éclosion d’arômes d’une grande finesse.
Une autre caractéristique de ce vignoble est
la grande diversité de ses sols. Il y a
quelque cinquante million d’années, Vosges
et Forêt-Noire formaient un seul ensemble. A
partir de l’ère tertiaire, la partie médiane
du massif a commencé à s’affaisser pour
donner naissance, bien plus tard, à une
plaine. Par suite de ce terrassement,
presque toutes les couches de terrains
(granit, calcaire, gneiss, schiste, grés…)
qui s’étaient accumulées au cours des
différentes périodes géologiques ont été
remises à nu sur la zone de rupture. Et,
c’est surtout là que sont localisés les
vignobles.
Les vins les plus
réputés d’Europe...
L’histoire du vignoble alsacien remonte à la
nuit des temps mais ce sont les Romains qui
ont, comme partout en Europe, popularisé la
vigne et le vin. Les invasions du III ème au
V ème siècles, entraînèrent un recul
temporaire de la viticulture qui ne recouvra
sa
valeur que sous la puissante influence des
évêchés, des abbayes et des couvents. Le
vignoble explose donc au Moyen-Age, et ce,
jusqu’au XVI ème siècle qui marqua l’apogée
de la viticulture en Alsace : elle produit
d’énormes quantités de vins très recherchés,
puisqu’ils sont les plus réputés d’Europe.
L’ouverture du Rhin favorisa leur
exportation dans toute l’Europe et permit
d’enrichir la région. En effet, les belles
maisons, les châteaux, les églises ou
monuments que l’on peut admirer dans de
nombreuses villes et villages alsaciens
datent de cette époque. Mais pendant trois
siècles, l’Alsace va voir se succéder
plusieurs guerres, batailles, pillages… qui
vont faire sombrer la viticulture, lui faire
perdre sa primauté.
Il faut attendre 1945 pour que la région
reconstitue son vignoble. L’essor économique
de l’après-guerre et les nouvelles
techniques des vignerons agirent
favorablement sur le croissance des domaines
alsaciens, qui possèdent aujourd’hui, sur
une superficie d’environ 145 000 ha, un
potentiel de production annuel de l’ordre de
42 400 hl en grands crus et 163 000 hl en
crémant d’Alsace.
De cette histoire mouvementée, la région a
gardé quelques singularités et notamment le
fait que, contrairement à l’ensemble de la
France, les vins d’Alsace ne sont pas nommés
par la hiérarchie des appellations
contrôlées mais par leurs cépages. Il en
existe une dizaine et chacun possèdent des
caractéristiques particulières qui
permettent de les différencier. Ils sont
classés en cépages nobles (gewurztraminer,
muscat, riesling tokay-pinot gris pour les
vins blancs et pinot noir pour les vins
rouges), semi-fins (pinot blanc) et les
autres.
Des traditions
perpétuées...
Les variations des sols et des microclimats
très nombreuses dans la région, apportent
dans les vins mille nuances que partout
ailleurs on aurait traduites, selon la
réglementation, par l’apparition de crus.
Mais , peut-être à cause des traditions
perpétuées depuis longtemps dans les régions
rhénanes, ici leur naissance ne date que de
1975, avec la définition officielle d’une
appellation alsace grand cru. Décision qui
déboucha en 1983, sur la délimitation d’une
première série de 25 lieux-dits, étendus ,
en 1992, à 50 lieux-dits.
Les belles arrière-saisons incitent à
prendre quelques risques pour obtenir des
cuvées encore plus concentrées. Cette
pratique très ancienne, a été codifié en
1984 par un décret réglementant les mentions
« vendanges tardives » et « sélection de
grains nobles ». Pour obtenir une de ces
mentions, il faut déclarer la parcelle huit
jours à l’avance ; le jour de la récolte, un
inspecteur mesure la concentration de sucre
et le volume. Si la vendange dépasse le
minimum requis (potentiel de 15,1° pour le
riesling et le muscat et de 16,4° pour le
gewurztraminer et le tokay-pinot gris) un
pré-agrément est décerné. Dix-huit mois plus
tard, l’épreuve de la dégustation à
l’aveugle, confirmera ou refusera la
mention. En pratique, cette mention est la
plus dure à obtenir de France. Les
sélections de grains nobles, généralement
élaborées à partir de pourriture noble sont
forcément des vins liquoreux. Ces vins ne
sont élaborés que lorsque l’année s’y prête,
ce sont donc des vins d’exception, souvent
coûteux.
Le vignoble alsacien est encore trop
méconnu. Deux éléments majeurs en sont la
cause : les instabilités historiques, tout
d’abord, qui ont retardé son engagement sur
le chemin qualitatif, la complexité de ses
produits ensuite. Or, de nos jours, les
consommateurs recherchent des qualités
originales. Ceci est une grande chance pour
l’Alsace, car ce qui était jusqu’alors
considéré comme un handicap devient un atout
pour l’avenir.
Les Cépages Blancs
d'Alsace
-
Riesling
-
Gewuztramier
- Muscat
Ottonel
- Pinot
gris (dit Tokay)
- Pinot
blanc
-
Sylvaner
-
Chasselas
-
Auxerrois
-
Chardonnay
Les Cépages Noirs d'Alsace
Les appellations & mentions
AOC
Alsace :
L'Étiquette
mentionne habituellement le nom du cépage
concerné et peut également comporter un nom
de marque ou la mention "Edelzwicker" ou
"Gentil" pour un assemblage de plusieurs
cépages blancs. Des indications
géographiques complémentaires peuvent y
figurer (lieux-dits, communes...).
AOC Alsace Grand Cru :
Elle est
attribuée à des vins répondant à des
nombreux critères de qualité : délimitation
stricte des terroirs, rendement plus limité,
règles spécifiques de conduite de la vigne,
richesse naturelle minimale, dégustation
d'agrément... L'Étiquette mentionne toujours
le cépage, le millésime et l'un des
cinquantes lieux-dits pouvant bénéficier de
cette appellation. Parmi les cépages
alsaciens, seuls sont admis le Riesling, le
Gewurztraminer, le Tokay Pinot Gris et le
Muscat. L'appellation Alsace Grand Cru
consacre des terroirs d'élection, qui
apportent aux vins une force expressive et
une authenticité particulières.
AOC Crémant d'Alsace :
Elle couronne
les vins d'Alsace effervescents, vifs et
délicats, élaborés selon la méthode
traditionnelle, principalement à partir du
Pinot Blanc, mais aussi du Pinot Gris, du
Pinot Noir, du Riesling ou du Chardonnay.
Ces vins sont aujourd'hui leaders des
Crémants de France. Le Crémant Rosé, plus
rare, est issu du seul Pinot Noir.
Vendanges Tardives :
Elles
proviennent de cépages identiques à ceux
admis dans les Grands Crus, récoltés en
surmaturité, souvent plusieurs semaines
après le début officiel des vendanges. Au
caractère aromatique du cépage s'ajoute la
puissance due au phénomène de concentration
et au développement de la pourriture noble
(Botrytis cinerea)
Sélections de Grains Nobles :
Elles sont
obtenues par tries successives de grains
atteints de pourriture noble. La
concentration rend l'identité du cépage plus
discrète, au bénéfice d'une puissance, d'une
complexité et d'une longueur en bouche
exceptionnelles. On atteint là de véritables
chefs-d'oeuvre.
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Le Beaujolais |

« Le Beaujolais nouveau est arrivé ! » :
beaucoup de français et d’étrangers guettent
chaque année la venue de ce fameux vin. En
effet, chaque troisième jeudi de novembre,
l’immense groupe des beaujolais nouveaux ,
vins goguenards et très médiatisés, déferle
sur tous les pays, apportant allégresse et
convivialité de rigueur.
Dans le prolongement du Mâconnais, jusqu’à
la hauteur de Villefranche-sur-Saône se
situe le Beaujolais granitique dont les
collines verdoyantes tapissées de vignes
s’étagent entre la plaine de la Saône et les
monts du Beaujolais, qui les protègent des
vents d’ouest. Les sols peu profonds, très
perméables, conviennent parfaitement au
Gamay (98% de l’encépagement). C’est le
domaine du Beaujolais-Villages et, plus
encore, des dix célèbres crus. Plus au sud
s’étend le Bas Beaujolais, formé de terrains
sédimentaires que surmontent des sols
argilo-calcaires ; le gamay y donne des vins
plus simples d’appellation Beaujolais « tout
court ».
Le
Beaujolais joue dans la cour des grands...
La région tire son nom de Beaujeu, jadis
capitale d’une seigneurie dont le chef-lieu
fut transféré a Villefranche-sur-Saône dès
1532. Le beaujolais doit ses qualités à son
cépage unique le gamay (originaire de
Bourgogne), qui ne se serait jamais fait un
nom dans la viticulture s’il n’avait
rencontré les sols granitiques du
Beaujolais. En effet, Philippe le Hardi
ordonna en 1395 qu’on arrache « ce plan très
déloyal », il fut transplanté dans le sud de
la Bourgogne, où il trouva sa meilleure
terre d’accueil.
Au début des « Années Folles », le
beaujolais, petit vin de l’année, était
considéré comme le parent pauvre du
somptueux bourgogne et s’écoulait, tant bien
que mal dans les nombreux « bouchons » et
troquets de la région lyonnaise. Un
rapprochement est alors tenté avec la
Bourgogne, mais l’accord ne se réalisera pas
immédiatement. La région décide donc de
fondé l’UIVB (l’Union Interprofessionnelle
des Vignerons Beaujolais) afin de
discipliner la production et d’améliorer la
qualité de son vin. La naissance de cet
organisme a donné de l’audace à tous les
vignerons, courtiers, embouteilleurs qui
souhaitaient devenir négociants et on peut
aujourd’hui dire que le Beaujolais joue dans
la cour des grands.
Un vin est dit « nouveau » entre la récolte
dont il est issu et la récolte suivante ;
par ailleurs, en principe, les vins d’AOC ne
peuvent être offerts aux consommateurs avant
le 15 décembre de l’année de leur récolte ;
font exception à cette règle les vins dits «
de primeur » qui, sous certaines conditions,
peuvent être livrés à la consommation dès le
troisième jeudi de novembre. C’est donc
durant cette courte période (officiellement
de la mi-novembre à Noël) que le beaujolais
nouveau connaît son succès commercial. Il
est obtenu par la très fameuse vinification
beaujolaise traditionnelle, c’est à dire
semi-carbonnique, qui s’effectue à partir de
raisins mûrs, intacts et non égrappés. Cette
méthode donne naissance, en trois ou quatre
jours, aux arômes dits de vinification :
bonbon acidulé délicieusement agaçant et
banane suavement mûre qui font le charme du
primeur.
Une robe
rubis...
Bien que 79 communes du Rhône et 11 de
Saône-et-Loire puissent produire du
beaujolais, cette appellation créée en 1937
est surtout importante sur une cinquantaine
de communes à l’ouest et au sud de
Villefranche-sur-Saône, entre les rivières
du Nizerand et de l’Azergues. Les quelques
670 00 hl produits sur 10 300 ha environ
sont essentiellement des vins rouges,
accessoirement rosés. Les terrains plus
calcaires du canton de La
Chapelle-de-Guinchay au nord fournissent,
grâce au chardonnay, près des trois quarts
des 9 000 hl des vins blancs. Pour ces vins,
les jeunes vignes de moins de quatre ans ne
peuvent pas prétendre à l’AOC. L’appellation
beaujolais supérieur (7 000 hl environ)
concerne des vins rouges, rosés et blancs.
Ils n’ont pas de délimitation particulière,
mais ils doivent présentés une richesse
alcoolique minimale légèrement supérieure à
celle des beaujolais. Ces vins sont parés
d’une robe rubis aux nuances violines. Ils
sont tour à tour fruités et floraux, frais
et vifs, simples et espiègles.
Un vin joyeux et frais...
Le mot « villages » a été adopté en 1946
pour remplacer la multiplicité des noms de
communes qui pouvaient être ajoutés à
l’appellation beaujolais pour distingués des
productions considérées comme supérieures.
Trente-huit communes ont droit à
l’appellation beaujolais-villages, mais
seulement trente peuvent ajouter le nom de
la commune à celui de beaujolais.
Les vins de l’appellation se rapprochent des
crus et en ont les contraintes culturales
(taille en gobelet ou éventail, degré
initial des moûts supérieur de 0,5° à ceux
des beaujolais). Originaires de sables
granitiques, ils sont fruités, gouleyants,
parés d’une robe d’un beau rouge vif : ce
sont les inimitables têtes de cuvées des
vins de primeur. Sur les terrains
granitiques, plus en altitude, ils apportent
la vivacité requise pour l’élaboration de
bouteilles consommables toute l’année.
Le caractère du vin primeur a donc illustré
depuis plusieurs décennies l’image très
simple et universelle du Beaujolais. C’est
un vin enfant et impatient, joyeux et frais.
Bien que conforme à une certaine réalité, ce
portrait hâtif présente l’inconvénient de
masquer la diversité des vins du Beaujolais
ainsi que leur aptitude au vieillissement,
en faisant parfois oublier la qualité de ses
crus.
Bien plus que
le Beaujolais nouveau
Les Beaujolais les plus fins sont produits
dans la partie nord du district de
Beaujolais, sur sol granitique. Le
Beaujolais-Villages est un assemblage de
plusieurs des trente-neuf villages désignés
qui produisent un vin plus substantiel que
le beaujolais simple. Des Beaujolais de plus
haute tenue encore sont issus de dix
villages dûment désignés du nord du
district. Ces vins sont des crus Beaujolais.
Ils ont plus d'épaisseur et ont besoin, en
conséquence, d'un peu plus de temps pour
mûrir; certains des crus peuvent même être
gardés quatre à cinq ans ou plus. Voici les
dix crus que compte le Beaujolais:
Brouilly - Côte de Brouilly - Régnie -
Morgon - Chiroubles - Fleurie -
Moulin-à-Vent - Chénas - Juliénas - Saint-
Amour.
Les Cépages Blancs
du
Beaujolais
Les Cépages Noirs du Beaujolais
- Gamay
(majoritairement)
- Pinot
Noir
- Pinot
Gris
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Le
Bordelais |

Le nom de Bordeaux est mondialement synonyme de
vin rouge de qualité. Ses crus auxquels seuls
les plus grands bourgognes peuvent disputer le
titre des « meilleurs du monde » relèguent la
production de vins AOC au premier rang en
France. Contrairement aux grandes appellations
françaises, on ne produit du bordeaux que dans
un seul département, la Gironde. Et avec 116 679
ha (AOC et vins de table) et 57 appellations, le
vignoble girondin est le premier espace viticole
de vins fins de tout l’Hexagone.
La longue histoire vinicole de Bordeaux a connu
de nombreux paradoxes. Ici, le vin fut découvert
avant… la vigne, quand, dans la première moitié
du Ier siècle av. J.C., des négociants
campaniens commençaient à vendre du vins aux
Bordelais. Par la suite, au Ier siècle de notre
ère, la vigne est apparue. Mais il semble que ce
soit surtout à partir du 12e siècle, qu’elle ait
connu une certaine extension : le rattachement
de l’Aquitaine à la couronne d’Angleterre
(13e–15e siècles) permet à Bordeaux de livrer
aux Anglais de grandes quantités d’un vin que
ceux-ci nomment « Claret » (les vins de l’époque
sont de couleur très claire). Quand l’Aquitaine
redevient française, les exportations vers
l’Angleterre se poursuivent et le négoce
bordelais, loin de décliner, part à la conquête
des autres clientèles de l’Europe du Nord.
L’apparition de grands crus propres à la région
bordelaise date du 18e siècle. C’est alors que
le Médoc s’ouvre à la viticulture pour produire
des vins rouges de très haute qualité et au
début du XIXème siècle, la maîtrise des effets
de la « pourriture noble » entraîne le brillant
essor des vins blancs liquoreux du Sauternais.
Vers la fin du XIXème siècle commence
l’avènement du vignoble bordelais moderne…
Une grande diversité de sols et de terroirs...
Sur une aussi vaste région viticole, on trouve,
bien sur, une grande diversité de sols et de
terroirs. Toutefois, à part le triangle
sud-ouest du département où affleurent les
sables noirs de la forêt landaise, l’ensemble de
ces formations géologiques est propice à la
culture de la vigne. En schématisant, on peut
distinguer trois régions :
-
le vignoble de la rive gauche de la Garonne,
composé principalement de graves, offre un
excellent drainage naturel à la vigne ;
-
le vignoble entre la Dordogne et la Garonne
(ou Entre-Deux-Mers) repose sur un support
de calcaire composé de limons siliceux à
l’est, de terres lourdes au centre et
d’argile mêlé aux graviers au nord ;
-
le vignoble de la rive droite de la
Dordogne, avec un relief plus accidenté,
repose sur du calcaire revêtu de limons
(Blayais), d’agile associé à des alternances
de sable et de graves (Libournais).
Le bordeaux, à l’opposé du bourgogne, est un vin
d’assemblage qui recherche la complémentarité
des espèces végétales. Les cépages principaux
qui entrent dans sa composition sont :
-
Pour les vins rouges : cabernet-sauvignon,
cabernet franc, merlot rouge malbec, petit
verdot et carmenère. Les trois premiers
cités représentent les 9/10e des surfaces
plantées (avec le merlot comme cépage
majoritaire). Le cabernet-sauvignon confère
au vin sa puissance tannique, alors que le
merlot apporte de la rondeur.
-
Pour les vins blancs : sémillon, sauvignon,
muscadelle. Le sémillon qui tend à régresser
au profit du sauvignon, occupe encore une
bonne moitié du vignoble blanc, c’est le
cépage de base des vins liquoreux. Le
sauvignon, quant à lui, est recherché pour
ses qualités aromatiques.
Une réputation mondiale ...
La réputation mondiale de Bordeaux est
principalement due à l’existence d’une
hiérarchie simple et claire de ses différents
crus. Au fil du temps, toutes les appellations
prestigieuses (à l’exception de Pomerol), ont
procédé à l’établissement d’un classement de
leurs exploitations (et non des terroirs, comme
dans d’autres régions), élément que l’on désigne
par le nom de « châteaux ». En 1855, sous
l'auspice de la CCI de Bordeaux, le Médoc et le
Sauternais ont ainsi ouvert le bal. Cette
classification n’a subi qu’une seule retouche,
en 1973, avec la promotion au rang de premier
cru classé de Château Mouton-Rothschild. On
dénombre 60 crus classés en Médoc, répartis en
cinq niveaux hiérarchiques (un Pessac-Léognan
dans le peloton de tête, et 26 Sauternes/Barsac
échelonnés en trois catégories). En 1954, c’est
au tour de Saint-Emilion d’effectuer sa
classification, avec le concours de l’Inao. Ce
palmarès est révisable tous les dix ans et la
dernière version comporte13 premiers grands crus
classés et 55 grands crus classés.
Enfin, l’Inao a procédé en 1953 à une
classification de la région des Graves complétée
et modifiée en 1959. Signalons aussi
l’existence, dans le Médoc, de la catégorie des
crus « bourgeois », dont les meilleurs peuvent
rivaliser avec nombre de crus classés. Chaque
année une bonne part se retrouve dans une
compétition nommée La Coupe des Bourgeois.
Le Médoc
A l’intérieur du Médoc géographique, on
distingue plusieurs niveaux d’appellations :
-
la partie centrale et méridionale produit
des vins d’appellation « Haut-Médoc » ;
-
dans le « Haut-Médoc » sont délimitées en
outre six appellations communales :
Saint-Estèphe, Pauillac , Saint-Julien,
Listrac, Moulis et Margaux ;
-
enfin, la partie septentrionale du Médoc,
dite le « Bas-Médoc », produit des vins
d’appellation « Médoc ».
Les 60 châteaux classés sont situés en «
Haut-Médoc », 55 d’entre eux appartiennent aux
appellations Margaux, Saint-Julien, Pauillac et
saint-Estèphe.
Les Graves
On distingue aujourd’hui, à l’intérieur des
Graves, trois zones viticoles :
-
Aux portes mêmes de Bordeaux se situent les
vignobles les plus anciens et les plus
classés (dont l’illustre Château Haut-Brion
et quatre autres crus classés) ; les vins
rouges y dominent.
-
Au sud de Bordeaux s’étendent d’autres
vignobles de grand renom, dont onze crus
classés, qui donnent à la fois des vins
rouges et des vins blancs. Depuis 1987, ces
deux zones bénéficient de l’appellation
nouvelle Pessac-Léognan.
-
Le sud des Graves ne comporte pas de crus
classés : à proximité du Sauternais, la part
des vins blancs augmente et principalement
celle des vins moelleux d’appellation Graves
supérieures.
Le Sauternais
Deux distinctions existent dans cette région :
-
Les vins les plus connus proviennent des
aires d’appellation Sauternes et Barsac ;
les appellations voisines Cérons, Loupiac et
Sainte-Croix-du-Mont, fournissent des vins
similaires mais peu réputés.
-
Outre 61 crus en Médoc, le classement de
1855 avait distingué 26 châteaux en
Sauternais dont l’illustre Châteaux d’Yquem
auquel avait été attribué le titre de «
premier cru supérieur ».
Entre-Deux-Mers
Cette région abrite plusieurs vignobles bien
distincts :
-
La rive droite de la Garonne est bordée par
les Premières Côtes de Bordeaux dans
lesquelles s’intercalent, en face du
Sauternais, les appellations Loupiac et
Sainte-Croix-du-Mont, et que prolongent, à
la hauteur de Langon, les Côtes de
Bordeaux-Saint-Macaire.
-
Au centre s’étend l’Entre –Deux-Mers
proprement dit, aire d’appellation la plus
vaste mais aussi la moins densément plantée
en vignes.
-
Enfin sur la rive gauche de la Dordogne se
succèdent, d’amont en aval, les appellation
Sainte-Foy-Bordeaux, limitrophes du
Bergeracois, et Graves de Vayres, au sud de
Libourne. Autant de vignobles, autant de
vins… plus proches souvent de leurs voisins
de l’autre rive qu’ils ne le sont les uns
des autres.
Le Libournais
Le succès considérable des vins de Saint-Emilion
et de Pomerol a fait de Libourne la seconde
ville du vignoble bordelais et du Libournais une
région viticole de premier ordre. Outre ces
vins, on rencontre à l’est, Les Côtes de
Castillon et de Francs. Le Libournais est, comme
le Médoc, exclusivement voué à la production de
vins rouges.
Le Blayais et Le Bourgeais
Sur la rive droite de la Gironde et de la
Dordogne, ces régions déroulent des paysages
pittoresques qui tranchent avec la platitude du
Médoc auquel ils font face. Les vignes s’étagent
sur de multiples coteaux argilo-calcaires et
produisent, au total, trois à quatre fois plus
de vins rouges que de blancs.
Les vins de Bordeaux présentent donc de
multiples nuances gustatives qui enchantent le
connaisseur. Si les cépages cultivés leur
confèrent un goût inégalable, on ne saurait
négliger cependant l’influence des terroirs, du
climat et l’apport des hommes qui, au fil du
temps, ont su créer et améliorer les grands vins
bordelais.
Les Cépages Blancs
du
Bordelais
-
Sauvignon
-
Semillon
-
Muscadelle
-
Ugni-Blanc
Les Cépages Noirs du Bordelais
-
Cabernet-Sauvignon
- Merlot
-
Cabernet Franc
- Malbec
ou côt
- Petit
verdot
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L'univers
du vin |
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